Le premier mois de l’année arrive toujours avec beaucoup de bruit.
Des vœux copiés-collés, des promesses trop grandes, des « nouvelle année, nouvelle moi » qui ne tiennent pas vraiment longtemps. Alors cette fois, on a décidé de faire autrement.
En janvier, le Bénin ne redémarre pas : il se reconnecte à sa culture et ses valeurs.
Le Vodun n’est pas une parenthèse exotique ni un décor pour touristes. C’est un système vivant, une mémoire active, une manière de lire le monde. Et pendant les Vodoun Days, tout devient plus visible : les gestes, les symboles, les corps, les sons, les habits, les regards de la diaspora qui revient chercher quelque chose qu’on n’explique pas toujours avec des mots.
OUKOIKAN a voulu regarder ça sans filtre folklorique.
Montrer la fête, oui. Mais aussi ce qu’elle raconte aujourd’hui : la création contemporaine, les designers qui jouent avec les signes, les artistes qui transforment le sacré en matière visuelle, les rythmes qui passent de la rue à la scène, du rituel au dancefloor.
Ce numéro parle de circulation.
Entre tradition et modernité.
Entre ici et ailleurs.
Entre croyance, culture et lifestyle.
On parle de Ouidah comme elle est vraiment en janvier : vibrante, pleine, parfois chaotique, toujours puissante. On parle de ce qu’on mange dans la rue, de ce qu’on boit, de ce qu’on porte, de comment on vit l’événement quand on n’a pas un gros budget mais qu’on veut être là quand même.
Et parce que janvier est aussi un mois serré pour beaucoup, on assume une chose simple : le style n’est pas une question d’argent, et le bien-être ne passe pas forcément par des concepts importés. Ici, on parle de rituels accessibles, d’équilibre à notre manière, de recommencer sans se forcer.
Ce numéro n’essaie pas d’expliquer le Vodoun.
Il l’observe, il l’écoute, il le traverse.
OUKOIKAN ne vous promet pas une année parfaite.
Juste un point de départ plus juste.
Chers lecteurs, Bonne et Heureuse année 2026