Désirer, choisir, assumer…
Aimer, ce n’est pas seulement ressentir. C’est décider. Décider de faire attention. Décider de regarder l’autre en face, sans fantasme mal emballé. Décider de se poser les bonnes questions avant de s’emballer pour les mauvaises raisons. L’amour n’excuse pas tout. Il n’efface ni la responsabilité, ni la lucidité, ni le respect de soi.
Parler d’amour, c’est aussi parler de santé. De corps qu’on protège autant qu’on désire. De bilans qu’on fait avant les promesses. De sexualité vécue sans honte mais avec conscience. Prendre soin de soi et de l’autre, ce n’est pas casser la magie : c’est lui donner une chance de durer.
Dans ce numéro, OUKOIKAN choisit d’explorer ce que beaucoup vivent mais peu osent vraiment nommer. Les corps, par exemple. Nus, assumés, observés autrement. Le nude n’est pas une provocation gratuite : c’est un langage, une esthétique, C’est un ART. Ce que nous acceptons de voir en dit long sur ce que nous sommes prêts à comprendre.
On parle aussi d’un pilier souvent idéalisé, parfois mal compris : le mariage. Chez nous, il dépasse largement l’histoire de deux personnes. Il engage des familles, des traditions, des symboles, des attentes. Entre us et coutumes, tradition et modernité, le mariage mérite d’être questionné, réinterprété, raconté sans filtre ni folklore forcé.
Mais aimer, ce n’est pas que réfléchir. C’est aussi vibrer. Partager un plat qui réchauffe autant que les mots qu’on n’ose pas dire. Se retrouver dans un lieu qui fait battre la ville autrement. Se créer des souvenirs à deux, à l’ère du romantisme connecté, où l’intention compte plus que la mise en scène.
C’est également se laisser toucher par des récits qui nous ressemblent. Quand le cinéma africain se tourne vers le genre féminin, ce sont de nouvelles voix qui émergent, des regards plus francs, plus sensibles, plus courageux. Des histoires qui ne cherchent pas à plaire, mais à exister.
Parce qu’aimer, c’est sérieux… sans jamais se prendre trop au sérieux.