De fil en fête, ce qui nous trame…
On va se dire la vérité : dans un monde où tout le monde cherche à se démarquer à coup de filtres et d’ego, qu’est-ce qui nous oblige encore à nous supporter les uns les autres ? Ce mois-ci, OUKOIKAN décortique ce ciment invisible, ce “je-ne-sais-quoi” qui fait qu’on finit toujours par se retrouver autour de la même table (ou du même plat).
L’héritage se porte en 6 yards
On commence par le Wax. Alors oui, les podiums parisiens s’excitent dessus tous les trois matins, mais pour nous, c’est une affaire de famille. C’est le testament de nos mères, écrit en motifs “Ma famille” ou “Si tu sors, je sors”. Le Wax, c’est la diplomatie du salon : quand maman nouait son pagne d’une certaine façon, on savait tout de suite s’il fallait demander de l’argent ou disparaître dans la chambre.
C’est notre héritage matriarcal, une armure de coton qui nous rappelle que, bien avant les réseaux sociaux, nos grands-mères géraient déjà leur communauté avec plus de style que n’importe quel influenceur.
Et puis, il y a le grand pèlerinage. Nonvitcha. C’est ce moment de l’année où ton cousin du troisième degré que tu n’as pas vu depuis 2012 devient subitement ton meilleur ami sur la plage de Grand-Popo. C’est bruyant, c’est chaud, ça sent le sable et la bonne bouffe, et c’est absolument vital. Pourquoi ?
Parce que c’est là que la fraternité sort des dictionnaires pour s’installer dans le quotidien. On s’y rassemble pour se rappeler qu’on appartient à quelque chose de plus grand que notre petit nombril.
Ce numéro de mai, est un hommage à ces fils qui nous trament. Que vous soyez tirés à quatre épingles dans un Wax ou en train de perdre votre voix à Nonvitcha, ce qui nous rassemble est notre force la plus brute.
Bon mois de mai…
